Entre le dimanche 18 et le mercredi 21 octobre 2026, la pluie a traversé tout le Sud-Est. Les Cévennes, le Gard et l'Hérault dans la nuit de lundi à mardi. L'étang de Berre et le Vaucluse mardi matin. La plaine orientale de la Corse mardi en journée, puis le Var et les Alpes-Maritimes dans la soirée. Onze départements ont été placés en vigilance orange, la Haute-Corse en vigilance rouge. Deux personnes sont mortes, emportées par les eaux à Saint-Mitre-les-Remparts et à Ghisonaccia.

Au milieu de cet épisode très étendu, un chiffre sort de tout ce qui a été mesuré en France : 538,5 mm en 6 heures au pluviomètre de Solenzara, en Haute-Corse, mardi 20 octobre. Météo-France parle d'une « valeur inédite en Hexagone et Corse ». C'est plus de quatre fois la pluie d'un mois d'octobre normal sur place, tombée en une matinée.

Ce billet reconstitue l'épisode à partir des données que la page « Épisode en direct » de climae.io a collectées pendant ces quatre jours : 289 pluviomètres Météo-France au pas de 6 minutes, un peu plus de 400 stations hydrométriques et la carte de vigilance, relevés tous les quarts d'heure. La page interactive de l'épisode permet de le rejouer au quart d'heure, carte par carte et rivière par rivière.

Cumul de pluie par pluviomètre Météo-France du 18 au 21 octobre 2026, du Gard à la Corse

Cumul de pluie de dimanche 8 h à mercredi 8 h, par pluviomètre Météo-France. Cercle rouge : Solenzara. © CosmosClimae, CC BY-NC 4.0.

Une dépression bloquée sur l'Espagne

La situation d'ensemble est celle d'un épisode méditerranéen d'automne classique, mais étirée dans le temps. Une dépression, que la presse a appelée tempête Adam, est restée plusieurs jours sur la péninsule Ibérique. À l'est de cette dépression, un flux de sud a poussé en continu vers la côte française un air chaud et très humide, chargé au-dessus d'une Méditerranée encore tiède.

Les ingrédients sont toujours les mêmes : une mer chaude qui fournit la vapeur d'eau, un flux de sud qui l'amène vers les terres, un relief ou une zone de convergence qui force l'air à monter, et un blocage qui fait durer la situation. Ce qui a changé au fil des quatre jours, c'est l'endroit où ces ingrédients se sont rencontrés. À mesure que la dépression se déplaçait, la zone de convergence a glissé vers l'est : du rebord des Cévennes à la Petite Camargue, puis au pourtour de l'étang de Berre, puis à la côte orientale de la Corse.

La vigilance a suivi ce déplacement. D'après les cartes de vigilance que nous avons relevées toutes les 15 minutes :

  • Dimanche 18, 16 h : le Gard et l'Hérault passent en orange pluie-inondation et orages pour le lundi.
  • Lundi 19, 10 h : orange crues dans le Gard et l'Hérault, orange pluie-inondation en Lozère.
  • Lundi 19, 16 h 30 : l'Ardèche, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Corse, le Var et le Vaucluse s'ajoutent en orange pluie-inondation.
  • Lundi 19, 22 h 30 : orange crues en Lozère et en Aveyron.
  • Mardi 20, 4 h à 6 h : fin de l'orange pluie-inondation dans l'Hérault, le Gard et la Lozère. L'orange crues reste dans le Gard.
  • Mardi 20, 11 h : la Corse-du-Sud passe en orange.
  • Mardi 20, 11 h 53 : la Haute-Corse passe en rouge pluie-inondation.
  • Mardi 20, 19 h 25 : le rouge est levé, la Haute-Corse redescend en orange.
  • Mardi 20, 22 h 50 : le Var et les Alpes-Maritimes passent en orange pluie-inondation pour la nuit.
  • Mercredi 21, 6 h 30 : fin de l'orange crues dans le Gard, dernier département en orange.

Au total, onze départements ont été en orange à un moment de l'épisode : Alpes-Maritimes, Ardèche, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Corse-du-Sud, Gard, Haute-Corse, Hérault, Lozère, Var et Vaucluse.

Trois vagues, trois territoires

La moyenne horaire des pluviomètres de chaque territoire montre que l'épisode n'a pas frappé partout en même temps. Il est passé par vagues.

Pluie horaire moyenne par territoire du 18 au 21 octobre 2026

Pluie horaire moyenne des pluviomètres Météo-France de chaque territoire. © CosmosClimae, CC BY-NC 4.0.

Première vague, nuit de lundi à mardi : Cévennes, Gard, Hérault. Une pluie longue plutôt qu'intense. Au Mont Aigoual, 220 mm sur l'épisode, mais jamais plus de 22 mm en une heure. Même profil en Lozère (208 mm à Bassurels, 207 mm à Villefort) et sur le versant ardéchois (231 mm à La Souche). Plus près de la mer, les orages ont été plus violents : 52 mm en une heure à Aigues-Mortes entre 2 h et 3 h du matin, pour 193 mm au total. C'est cette nuit-là que Lunel a été inondée et que l'A9 a été coupée entre Nîmes-Ouest et Gallargues.

Deuxième vague, mardi matin : l'étang de Berre et le Vaucluse. Le noyau le plus intense du continent. Saint-Chamas cumule 315 mm, dont 73 mm entre 5 h et 6 h. Salon-de-Provence reçoit 75 mm dans la même heure (279 mm au total), Istres 267 mm, Marignane 219 mm. En Vaucluse, plusieurs stations dépassent 190 mm (Beaumont-du-Ventoux, Cabrières-d'Avignon, Avignon). C'est là que l'épisode a fait sa première victime.

Une commune manque à ce tableau : Martigues, parmi les plus touchées. Aucun de ses quatre pluviomètres Météo-France n'a transmis de mesure pendant l'épisode, ni dans le flux temps réel, ni dans les relevés quotidiens publiés à ce jour ; il en va de même pour les deux postes de Port-de-Bouc. Le maire a fait état de 310 mm en 24 heures (InfoRadar), sans préciser l'origine de la mesure. Le cumul réel sur la rive sud de l'étang de Berre reste donc inconnu, et il a pu dépasser celui de Saint-Chamas.

Troisième vague, mardi en journée et dans la nuit : la Corse puis le Var. La plaine orientale corse prend l'essentiel de la pluie, avec le record de Solenzara. Plus au nord, 173 mm à Giuncaggio et 160 mm à Bastia, dont plus de 50 mm en une heure dans l'après-midi. Le Var est touché deux fois : mardi matin (55 mm entre 9 h et 10 h à Vidauban), puis le soir, quand une dernière ligne orageuse donne 47 mm en une heure aux Mayons et 45 mm au Luc entre 21 h et 22 h.

Sur l'ensemble de l'épisode, 137 des 289 pluviomètres suivis ont dépassé 100 mm, et 12 ont dépassé 200 mm.

Solenzara, le record

Le pluviomètre de Solenzara est installé sur la base aérienne 126, sur la commune de Ventiseri, entre la mer et les premiers reliefs. Mardi matin, il s'est trouvé sous une ligne d'orages stationnaire, régénérée en continu par l'air humide venu de la mer et bloquée contre la montagne.

Pluie au pas de 6 minutes à Solenzara le 20 octobre 2026

Pluie au pas de 6 minutes et cumul à Solenzara, mardi 20 octobre. Bande rouge : les 6 heures les plus pluvieuses. © CosmosClimae, CC BY-NC 4.0.

En fenêtre glissante, sur les pas de 6 minutes de l'API Météo-France :

Durée Cumul maximal Période (heure locale)
6 minutes 25 mm jusqu'à 11 h 12
1 heure 196 mm 10 h 12 – 11 h 12
3 heures 420 mm (434,3 mm selon Météo-France) 9 h – 12 h
6 heures 538,5 mm 8 h 54 – 14 h 54
12 heures 598 mm 7 h 12 – 19 h 12
24 heures 613 mm mardi 1 h 54 – mercredi 1 h 54

Sur 6 heures, notre calcul retrouve exactement la valeur publiée par Météo-France. Sur 3 heures, Météo-France publie 434,3 mm, un peu plus que nos 420 mm : deux pas de 6 minutes manquent dans les données temps réel ce jour-là, et Météo-France travaille sur des données contrôlées.

Pour situer ces chiffres : l'ancien record de la station sur 24 heures était de 348 mm, le 26 octobre 1979, d'après Météo Consult. Il est dépassé dès la sixième heure de l'averse. La normale du mois d'octobre à Solenzara est de l'ordre de 120 mm. En une heure, il est tombé plus que la pluie d'un mois d'octobre normal ; en six heures, plus de quatre fois.

Ce record porte sur une durée courte, et c'est important. Les records français sur 24 heures sont anciens et dépassent largement ces valeurs dans les Cévennes ou les Pyrénées-Orientales. Ce que Solenzara a mesuré, c'est une intensité sur quelques heures que le réseau n'avait jamais enregistrée. C'est ce type de pluie qui fait déborder les petits fleuves côtiers en moins d'une heure : la Solenzara, à Sari-Solenzara, est passée de 0,2 à 577 m³/s mardi matin.

Deux précautions. Ce sont des données temps réel, qui seront validées par Météo-France dans les semaines qui viennent. Et un pluviomètre mesure un point : la même ligne d'orages a pu donner des cumuls comparables à quelques kilomètres, là où il n'y a pas d'appareil.

Les rivières : de quelques minutes à une journée

Une même pluie ne produit pas la même crue partout. La taille du bassin fixe le délai entre le plus fort de la pluie et le pic de la rivière.

Débits de six rivières du 18 au 21 octobre 2026

Débits en m³/s de six rivières, Vigicrues / Hub'Eau, données provisoires. © CosmosClimae, CC BY-NC 4.0.

Le Gardon : l'onde descend en dix heures. La pluie la plus forte tombe sur le haut bassin vers 2 h du matin mardi. Le Gardon de Saint-Jean culmine à Saint-Jean-du-Gard à 3 h 45 (300 m³/s), le Gardon à Anduze à 5 h (513 m³/s), à Ners à 7 h 45 (686 m³/s), à Russan à 11 h 15 (735 m³/s) et à Remoulins à 14 h 30 (856 m³/s). Il faut plus de dix heures pour que le pic parcoure le bassin, ce qui laisse le temps d'alerter l'aval.

L'Hérault : seize heures de Laroque à Agde. Pic à Laroque à 3 h 30 mardi (464 m³/s), à Saint-Guilhem-le-Désert à 7 h 30 (548 m³/s), à Gignac à 9 h 30 (647 m³/s), à Aspiran à midi (629 m³/s), et à Agde seulement à 19 h 15 (465 m³/s), quand la plaine avait déjà reçu toute la pluie.

Le Vidourle : la crue rapide de la Petite Camargue. 547 m³/s à Gallargues-le-Montueux, à la station de l'autoroute, vers 8 h mardi. C'est dans ce secteur, entre Vidourle et Vistre, que l'A9 a été coupée.

L'Ardèche et le Tarn. L'Ardèche atteint 769 m³/s à Vallon-Pont-d'Arc en fin de matinée et 803 m³/s à Saint-Martin-d'Ardèche vers 15 h. Le Tarn passe de 7 à 654 m³/s à Mostuéjouls.

Les fleuves côtiers corses et varois : une heure. La Solenzara culmine avant même la fin de l'averse. Le Travo atteint 223 m³/s à Solaro, le Tagnone près de 200 m³/s à Aghione. Dans le Var, l'Aille passe de quasiment rien à 490 m³/s à Vidauban dans la nuit de mardi à mercredi, et l'Argens monte encore à 436 m³/s à Roquebrune mercredi matin.

Le Rhône reçoit tout le lendemain. Il collecte l'Ardèche, la Cèze, les Gardons et la Durance : 3 060 m³/s à Tarascon mardi soir. C'est une crue modeste pour ce fleuve, mais elle ralentit l'écoulement de ses affluents dans la basse vallée.

Rivière Station Pic (m³/s) Heure du pic Avant l'épisode
Gardon Remoulins 856 mardi 14 h 30 5
Ardèche Saint-Martin-d'Ardèche 803 mardi 15 h 8
Tarn Mostuéjouls 654 mardi 10 h 30 7
Hérault Gignac 647 mardi 9 h 30 15
Solenzara Sari-Solenzara 577 mardi 9 h 45 0,2
Vidourle Gallargues-le-Montueux 547 mardi 8 h 4
Aille Vidauban 490 mercredi 1 h ~0
Argens Roquebrune-sur-Argens 436 mercredi 7 h 45 3

Débits Hub'Eau temps réel, provisoires. En très forte crue, les courbes de tarage peuvent être dépassées et les débits sous-estimés. Le classement de ces pics dans l'historique de chaque station sera ajouté après calcul sur les séries complètes.

Où ça a débordé

Ce recensement s'appuie sur la presse locale et les communiqués des préfectures. Il n'est pas exhaustif.

Hérault et Gard, nuit de lundi à mardi. À Lunel, plusieurs quartiers sont sous 50 cm à 1,20 m d'eau ; les pompiers mettent 25 personnes en sécurité, dont les occupants de quatre véhicules, et une trentaine de sinistrés sont hébergés dans un gymnase (InfOccitanie). L'A9 est fermée dans les deux sens entre Nîmes-Ouest et Gallargues jusqu'à la mi-journée (Tout Montpellier). Rues inondées à Vauvert et en Petite Camargue, routes et ponts fermés autour du Vidourle, du Vistre et de la Dourbie.

Bouches-du-Rhône, mardi. Un homme de 75 ans est emporté par les eaux à Saint-Mitre-les-Remparts et retrouvé mort à Istres ; la personne qui l'accompagnait est sauvée. À Istres, une maison s'effondre et environ 200 habitations sont touchées par des mouvements de terrain ; le quartier d'Entressen est isolé. Saint-Chamas a son centre-ville inondé et un éboulement bloque deux trains ; la circulation est interrompue entre Miramas et Marseille. À Martigues, le quartier de Jonquières est submergé deux fois dans la journée (La Clé Publique, Maritima).

Haute-Corse, mardi. La RT 10, axe de la plaine orientale, est coupée à Ventiseri, Prunelli-di-Fiumorbo, Solaro, Ghisonaccia et Aléria. La préfecture envoie une alerte FR-Alert qualifiée d'« extrêmement grave » à 14 h 37, 5 000 foyers sont privés d'électricité, les vols de Bastia sont annulés et les trains entre Bastia et Corte suspendus. Un EHPAD de Prunelli-di-Fiumorbo est partiellement évacué. Vers 19 h, une voiture est emportée à Ghisonaccia ; un occupant s'en sort, l'autre est porté disparu, et la préfète de Haute-Corse a ensuite annoncé son décès (Corse Net Infos, ICI Corse).

Var. Dès dimanche soir, la RD559 est coupée à Carqueiranne et un chemin inondé à Hyères (Var Actu). La nuit de mardi à mercredi, l'Aille, le Préconil et la Giscle débordent dans le secteur du golfe de Saint-Tropez, d'après les débits Vigicrues ; nous n'avons pas trouvé de bilan publié à ce stade.

Le réchauffement y est-il pour quelque chose ?

Aucune étude d'attribution ne porte encore sur cet épisode, et un record isolé ne prouve rien à lui seul. Ce qu'on sait, nous l'avons détaillé dans le billet précédent ; en résumé :

  • Un air plus chaud contient plus d'eau. Environ 7 % de vapeur d'eau en plus par degré de réchauffement (relation de Clausius-Clapeyron), et une mer plus chaude évapore davantage.
  • Les pluies extrêmes ont déjà augmenté dans le Sud-Est. Sur 1961-2015, l'intensité des pluies journalières maximales annuelles a augmenté d'environ 22 % dans la France méditerranéenne (Ribes et al., 2019). Les épisodes à plus de 200 mm en 24 heures sont deux fois plus fréquents qu'au début des années 1960 (Météo-France).
  • Les pluies courtes réagissent le plus. Les travaux de synthèse sur les pluies de quelques heures indiquent que leur intensité augmente souvent plus vite que les cumuls journaliers, parfois au-delà des 7 % par degré, parce que les orages eux-mêmes se renforcent dans un air plus chaud et plus humide (Fowler et al., 2021). Le record de Solenzara porte précisément sur ces durées.

Ce qu'on peut dire de cet épisode : il s'est produit dans un climat où les extrêmes méditerranéens sont mesurablement plus intenses qu'il y a soixante ans, et il a battu un record sur une durée courte, là où la physique prévoit les hausses les plus fortes. Ce qu'on ne peut pas dire sans étude dédiée : qu'il n'aurait pas eu lieu sans réchauffement, ou de combien le réchauffement l'a renforcé.

Ce qu'il faut en retenir

Un épisode étendu se joue en plusieurs temps. Le même week-end, les Cévennes étaient déjà en décrue quand la Corse recevait le plus fort de la pluie. Suivre un épisode, c'est suivre où il se trouve à chaque heure. La vigilance orange de dimanche visait le Gard et l'Hérault ; la vigilance rouge de mardi est tombée sur la Corse, à 300 km de là.

La durée compte autant que le cumul. À Solenzara, ce ne sont pas les 640 mm de l'épisode qui sont inédits, ce sont les 538 mm en 6 heures. Les ouvrages d'assainissement, les petits fleuves côtiers et les routes en fond de vallée réagissent à ces intensités courtes.

Le temps de réaction dépend de la taille du bassin. Une à deux heures pour la Solenzara ou l'Aille, dix heures pour le Gardon entre Saint-Jean-du-Gard et Remoulins, seize heures pour l'Hérault entre Laroque et Agde. Sur les petits bassins, l'alerte utile est celle qui précède la pluie : vigilance Météo-France, consignes de la commune, et ne jamais s'engager sur une route inondée. Les deux victimes de l'épisode ont été emportées en voiture ou à pied par l'eau qui traversait une route.

La plaine orientale corse est exposée et mal instrumentée. Le seul pluviomètre du secteur a mesuré un record national ; entre la mer et la montagne, les cumuls réels de part et d'autre restent inconnus. Cet épisode mérite un retour d'expérience précis, commune par commune, croisant radar, pluviomètres et laisses de crue.

Pour rejouer l'épisode au quart d'heure : climae.io/historical/episodes/2026-10-18-sud-est. Pour suivre le prochain : climae.io/forecast/live.

Méthode et sources

Pluie. Pluviomètres Météo-France, API Paquet Observations, pas de 6 minutes, collectés toutes les 15 minutes par la page « Épisode en direct » de climae.io du 18 au 21 octobre 2026. Données temps réel non validées. Heures locales (UTC+2). Cumuls de dimanche 8 h à mercredi 8 h ; stations retenues si au moins 60 % des pas sont présents. Maxima de Solenzara en fenêtre glissante au pas de 6 minutes ; maxima des autres stations en heures fixes.

Vigilance. Carte de vigilance Météo-France (API DPVigilance) relevée toutes les 15 minutes. Les heures indiquées sont celles où un niveau apparaît ou disparaît de la carte publiée, qui annonce aussi les périodes à venir.

Rivières. Hub'Eau (Vigicrues / SCHAPI), débits et hauteurs temps réel, provisoires ; une médiane glissante sur trois valeurs retire les pointes isolées. Heures de pic arrondies au quart d'heure.

Postes muets. Certains pluviomètres Météo-France n'ont transmis aucune donnée pendant l'épisode, notamment les quatre postes de Martigues et les deux de Port-de-Bouc. Vérification faite sur les données quotidiennes de Météo-France (data.gouv.fr), disponibles jusqu'à la journée du 19 octobre au moment de la rédaction : aucun poste absent du flux temps réel ne dépasse 200 mm.

Débordements. Presse locale et communiqués de préfecture, cités dans le texte.

Études citées.

Presse. Corse Net Infos, 596 mm à Solenzara ; Météo Paris ; Météo Consult ; franceinfo ; Alta Frequenza ; France 3 Occitanie ; et les articles liés dans le texte.

© CosmosClimae — Dimitri Defrance · CC BY-NC 4.0

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